27/03/2017

 

 

 

 

Baisse des valeurs démocratiques dans le monde  

 

 

 

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L’Economist  Intelligence Unit (EIU)  indique que 72 pays dans le monde ont connu une baisse des valeurs démocratiques l’an dernier. Actuellement le niveau de démocratie est en déclin. Selon l’étude de l’EIU,  l’indice  dépasse les pays dont la démocratie est en évolution de 2 à 1. Cette étude  a évalué le classement à partir des processus électoraux, du pluralisme, de l’état des libertés civiles, du fonctionnement des gouvernements respectifs, de la  participation  politique et la culture dans plus de 160 pays à travers le monde.  

 

 


10/03/2017

 

 

 

20, mars Journée de la langue française 

 

 

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A l’ONU, Le multilinguisme revêt une importance toute particulière. Facteur essentiel de communication entre les peuples,  il  cultive la tolérance et favorise la participation de tous au processus de travail de l’Organisation.

Le français qui fut au XIXème siècle la langue de la diplomatie, occupe aujourd'hui encore une place particulière à l'ONU. C'est non seulement l'une des six langues officielles, mais également l'une deux langues de travail du Secrétariat.

Trente-huit pays parmis les 193 États Membres utilisent le français pour correspondre avec l'ONU. Les Nations Unies sont également très présentes dans les pays francophones : 40% des effectifs des opérations de maintien de la paix sont déployés dans des pays francophones. Le Programme des Nations Unies pour le développement a des bureaux dans 24 pays francophones.


6/03/2017

 

 

 

1, 7 million d’enfants meurent  chaque année des suites de la pollution 

 

 

 

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Deux  rapports de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) signalent que plus de 1/4 des décès d’enfants de moins de 5 ans est lié à la pollution de l’environnement.

 

 Les risques environnementaux : pollution de l’air intérieur et extérieur, tabagisme passif, insalubrité de l’eau, manque de moyens d’assainissement, hygiène insuffisante entraînent, chaque année le décès de 1,7  million d’enfants de moins de 5 ans. 

 

 


27/02/2017

 

 

Concours de vidéo pour …..

 

La  Journée internationale des forêts 

 

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La Journée internationale des forêts aura lieu le 21 mars prochain. Décidé pour rappeler que les forêts représentent la plus importante source d’énergie renouvelable au monde, cet événement placé sous le thème : « Forêts et énergie, invite à se rendre dans une forêt proche ou dans un parc afin de réaliser une courte vidéo illustrant comment la forêt transmet de l’énergie, sans être tenu, pour autant, d’utiliser un équipement professionnel. 

 

Sources : Organisation des Nations Unies pour  l'Alimentation et l'Agriculture

 


12/12/2016

 

                    MORATOIRE

 

 

Bientôt, l'Assemblée Générale des Nations-Unies votera la résolution pour un moratoire universel sur l'application de la peine de mort !

En 2014, une très large majorité des pays avait voté en faveur de cette résolution. Mais nous espérons faire encore mieux dans les jours qui viennent !

 

 

 


5/12/2016

 

La COUR PÉNALE INTERNATIONALE TRAITERA AUSSI LES CRIMES CONTRE L'ENVIRONNEMENT

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La Cour pénale internationale (CPI) a annoncé, jeudi 15 septembre, qu'elle allait se pencher sur les crimes liés à la destruction environnementale, l'exploitation illégale des ressources naturelles et l’expropriation illicite de terrains.

Depuis sa fondation en 1998, la cour basée à La Haye s'occupait essentiellement des génocides, des crimes contre l'humanité, des crimes de guerre et des crimes d'agression. Désormais, les crimes environnementaux pourront être visés dans les dossiers tombant sous sa juridiction de la CPI.

"Cette évolution signifie qu'elle peut commencer à demander des comptes aux dirigeants d'entreprises pour les saisies foncières à grande échelle et les déplacements de populations en temps de paix" a souligné Alice Harrison, membre de l'ONG Global Witness.

Cette annonce de la CPI intervient en amont de la décision que doit rendre la procureure Fatou Bensouda dans une affaire concernant des responsables politiques et hommes d'affaires cambodgiens accusés d'avoir illégalement accaparé des terres. Global Diligence, qui représente les plaignants cambodgiens, estime que l'annonce de la CPI ouvre la voie à un examen de ce dossier, jusqu’alors rejeté par le gouvernement cambodgien.

En 2015, une cinquantaine de paysans cambodgiens avait assigné en France deux sociétés du groupe Bolloré (la société Bolloré et la Compagnie du Cambodge) devant le tribunal de grande instance de Nanterre, réclamant la "réparation" du "préjudice matériel et moral" causé par leur activité agricole.

Selon l'ONG, au moins trois personnes sont tuées chaque semaine alors qu'elles tentent de défendre leurs terres. A ce sujet, voir notre dossier relatif aux droits des communautés autochtones.


5/12/2016

 

 

 

La Francophonie dans le monde

 

 

 

 

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Sources : www.gouvernement.fr


17/11/2016

 

 

 

Journée mondiale de la philosophie

 

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17 novembre 2016 – A l'occasion de la Journée mondiale de la philosophie (17 novembre), la Directrice générale de l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO), Irina Bokova, a appelé le monde à ouvrir des espaces pour la pensée libre, ouverte et tolérante.

« Cette année, nous célébrons la Journée mondiale de la philosophie au lendemain de la Journée internationale de la tolérance », a déclaré jeudi Mme Bokova dans un message. « Cette coïncidence est profondément significative tant la tolérance et la philosophie sont liées ».

Dans le cadre de cette journée, l'UNESCO organise une série d'événements du 16 au 19 novembre pour célébrer la philosophie en donnant à voir sa créativité et sa diversité. Point d'orgue de ces manifestations : une nuit entière consacrée à la philosophie au siège de l'Organisation le vendredi 18 novembre.

La Directrice générale a rappelé que la philosophie se nourrit du respect, de l'écoute et de la compréhension de la diversité des opinions, des réflexions et des cultures qui enrichissent notre manière d'être au monde. « Comme la tolérance, la philosophie est un art de vivre ensemble, dans le respect des droits et des valeurs communes », a-t-elle souligné. « Elle est une capacité à voir le monde à travers un œil critique, informé du regard des autres, fortifié par la liberté de pensée, de conscience et de croyance », a-t-elle ajouté.

Pour toutes ces raisons, Mme Bokova souligne que la philosophie est davantage qu'une discipline académique ou universitaire. « C'est une pratique quotidienne qui aide à vivre mieux, et plus humainement. L'interrogation philosophique, dès le plus jeune âge, s'apprend et se perfectionne, comme une clé essentielle pour animer le débat public et défendre l'humanisme, si malmené par la violence et les tensions du monde », a-t-elle dit.

 

 

 


8/10/ 2016

 

 

 

 

10 octobre Journée mondiale contre la peine de mort

 

 

 

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Le 10 octobre prochain se tiendra la 14e Journée mondiale contre la peine de mort, autour du thème du terrorisme. Journée inter-associative, événement au Quai d’Orsay… À cette occasion, ECPM s’engage autour de nombreux événements. 

 


24/09/2016

 

 

 

                    L’art de la paix

 

 

 

 

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 Quarante traités et une soixantaine de documents issus des archives diplomatiques choisis parmi les plus emblématiques de l’histoire des relations internationales de la France seront présentés au public pour la première fois.

 

 

Ces pièces seront accompagnées par des peintures, des sculptures, du mobilier, des objets d’arts précieux et des archives filmées de façon à les replacer dans leur contexte historique, à mieux les comprendre en dévoilant le processus de leur négociation.

 

Au total, ce sont près de 200 œuvres, du Moyen Âge jusqu’à nos jours, qui jalonnent le parcours de l’exposition autour de cinq sections thématiques.

 

Quel processus de négociation vers la paix ? Quelle évolution du métier de diplomate ?

L’ambition de cette exposition est de susciter la réflexion des visiteurs sur l’idéal de paix porté par la France à travers les siècles et de redécouvrir des éléments déterminants de notre mémoire collective et individuelle.

Replacer les traités dans leur contexte historique

Rythmée par cinq grands temps forts, l’exposition donnera enfin la parole parole à des politiques, spécialistes des questions diplomatiques et qui permettront d’ouvrir sur les questions d’actualité.

 

 

 

Informations pratiques :
Petit Palais 
Avenue Winston Churchill
75008 Paris

Du mardi au dimanche de 10h à 18h, nocturne le vendredi jusqu’à 21h

 

 

 

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Communique de presse
Exposition : L'art de la paix
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12/09/2016

 

 

Visite du Dalai Lama à Paris 

 

 

 

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Le Dalaï-Lama, en visite cette semaine à Paris, rencontre sénateurs, avocats et bouddhistes tibétains – mais n’est reçu par aucun officiel de premier rang.

 

 

Sources Epoch Times

 


30/08/2016

 

 

30 août : Journée internationale des disparitions forcées

 

 

 

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Une personne est victime de disparition forcée lorsqu’elle est arrêtée, détenue ou enlevée par l’État ou par des agents opérant pour le compte de l’État qui nient ensuite détenir cette personne ou qui refusent de révéler où elle se trouve.

 

 

Qu'est-ce qu'une disparition forcée ? 

Le terme juridique - « disparition forcée » - est peut-être un peu ambigü, mais l'histoire humaine qu'il raconte est simple à comprendre : certaines personnes disparaissent littéralement, de la société et de la vie de leurs proches, lorsque des représentants de l'État (ou des personnes agissant avec le consentement de l'État) les saisissent dans la rue ou à leur domicile, puis le nient ou refusent de dire où elles se trouvent.
Il s'agit d'un crime de droit international.

Souvent, ces personnes ne sont jamais libérées et on ignore quel sort leur a été réservé. Les victimes sont fréquemment torturées et craignent constamment d'être tuées. Elles savent que leur famille n'a aucune idée du lieu où elles se trouvent et qu'il est très probable que personne ne va venir les aider. Même lorsqu'elles échappent à la mort et sont finalement relâchées, elles conservent des cicatrices physiques et émotionnelles.

Au cours des dix dernières années, nous avons connu quelques avancées. En 2010, nous nous sommes réjouis de l’entrée en vigueur de la Convention internationale sur les disparitions, et chaque année des centaines de milliers de sympathisants d'Amnesty International envoient des lettres personnelles aux familles, ou des appels aux gouvernements.

Sources Amnesty international

 

 


30/08/2016

 

La France et la lutte contre les disparitions forcées, la torture et détentions arbitraires

 

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Les disparitions forcées sont des enlèvements ou toute autre forme de privation de liberté pour des motifs politiques suivi du déni de la reconnaissance de la privation de liberté ou de la dissimulation du sort réservé à la personne disparue ou du lieu où elle se trouve, la soustrayant à la protection de la loi. Les auteurs de ces disparitions agissent pour le compte ou avec l’aval de l’Etat. Ces disparitions non élucidées et impunies constituent des violations graves des droits de l’Homme qu’il est indispensable de combattre.

 

Selon le dernier rapport du Groupe de travail sur les disparitions forcées publié en mars 2012 : 53 778 cas ont été signalés depuis 1980. Plus de 42 000 de ces cas, concernant 82 Etats, n’ont pu être élucidés.

 

 


15/07/2016

  

 

Qui était Garry Davis , promoteur de la Citoyenneté mondiale ? 

 

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Cet ancien soldat américain devenu pacifiste renonça à sa citoyenneté. Apatride, il défendit devant l’ONU le principe d’un seul gouvernement pour un seul monde.

Je vous ai parlé dans mes dernières chroniques « Cosmopolitique » de l’apparition du passeport de citoyenneté universelle. D’où vient cette idée de « citoyen du monde » ? C’est une idée vieille comme le monde ! Déjà les philosophes cyniques puis le stoïcisme avaient développé une idée d’appartenance universelle au monde. Mais l’un des personnages qui a le plus porté cette idée au 20e siècle est le pacifiste Garry Davis.

Pilote américain pendant la Seconde Guerre mondiale, il est traumatisé par l’horreur du conflit et notamment le désastre de Royan (Charente-Maritime), rayé de la carte. Il renonce à sa citoyenneté américaine en mai 1948 et installe un campement dans les jardins du Trocadéro à Paris, se définissant comme « citoyen du monde ». Il est remarqué par Albert Camus, qui vient de publier La peste l’année précédente. Camus l’aide notamment à interrompre une Assemblée générale des Nations unies au Palais de Chaillot afin d’y demander la création d’une gouvernance mondiale en novembre 1948. Avec Camus, il rédige la Déclaration d’Oran (Camus était originaire d’Oran) et crée le mouvement des Citoyens du Monde. On lui en contestera la paternité puisqu’un mouvement similaire avait déjà vu le jour en Angleterre dans les années 20.

 

SOUTENU PAR EINSTEIN, L’ABBÉ PIERRE, SARTRE, ANDRÉ BRETON

Garry Davis édite un passeport de citoyenneté universelle dont il a le numéro 1 et qui sera diffusé à 2,5 millions d’exemplaires. Einstein a le sien, ainsi que Sartre, l’Abbé Pierre… Le mouvement s’étend et de nombreuses villes se déclarent « citoyennes du monde ». La première à le faire, Cahors, se rebaptisera « Cahors Mundi » en 1949. Très vite, un millier de villes se déclarent dans 13 pays, la dernière étant Kashusha (République démocratique du Congo) en 2006.

Le 21 septembre 1949, Garry Davis campe devant la prison militaire du Cherche-Midi à Paris où est incarcéré Jean Moreau, objecteur de conscience. Camus et Pierre Bergé le rejoignent. Ils seront arrêtés et passeront la nuit en prison. Davis y retourne le lendemain de sa libération. Il faudra attendre une décennie pour qu’une législation autorise l’objection de conscience.

« IL TAPAIT À LA MACHINE SUR LA PLACE DU TROCADÉRO »

Davis n’est ni un leader ni un chef de troupe. On le dit plutôt solitaire, il ne revendiquera jamais le leadership du mouvement malgré de très nombreuses sollicitations : Gide, Breton…

En 1962, il publie My Country is the World où il développe ses idées universalistes. Georges Perec lui rend hommage dans son recueil Je me souviens en 1978, onzième souvenir : « Je me souviens du citoyen du monde Garry Davis. Il tapait à la machine sur la place du Trocadéro. » Il marque une génération qui prône l’action non-violente.

Puis le mouvement tombe un peu dans l’oubli. Mais actuellement, « Citoyen du monde » a été repris par le fils de Garry Davis, Troy Davis, devenu président de la World Citizen Foundation en 1996. Depuis le 24 juillet 2013, Garry Davis n’est plus (citoyen) de ce monde.

 

 


4/ :07/2016

 

Unicef

 

La situation des enfants dans le monde

 

en 2016

 

 

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La vie et l’avenir de millions d’enfants sont en péril. Le choix est clair : soit nous investissons pour qu’aucun enfant ne soit laissé pour compte, soit nous subirons les conséquences d’un monde bien plus divisé et injuste.

 

Chaque enfant a le droit à une véritable égalité des chances dans la vie. Mais un peu partout sur la planète, ils sont nombreux à être prisonniers d’un cycle de pauvreté qui se transmet de génération en génération et qui menace leur avenir, et l’avenir de leur société.

 

  


27/06/2016

 

6e Congrès Contre la peine de mort en Norvège 

 

 

En marge du 6e Congrès mondial contre la peine de mort, qui s’est tenu du 21 au 23 juin à Oslo, Robert Badinter, ancien garde des Sceaux, a accordé cet entretien exclusif à l’Ambassade de France en Norvège.

 

 

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Monsieur Badinter, quelle est votre motivation principale pour participer à ce 6e Congrès mondial contre la peine de mort ?

 

Abolitionniste je suis, abolitionniste je serai. Abolitionniste jusqu’au bout. Donc présent à ce congrès. C’est une grande occasion.

 

 

Quel est selon vous le combat le plus important à mener aujourd’hui pour abolir la peine de mort dans le monde ?

 

Contre la peur. La peur irraisonnée. La peur, qui est un réflexe et qui abolit la pensée. Oui, c’est la peur. Et la peur mal fondée. C’est la peur éternelle, légitime, du criminel sanglant, et c’est la peur aujourd’hui du terrorisme. Grande criminalité plus terrorisme égalent peur. S’ajoute que nous sommes dans une société de haute communication technologique, et que la peur est encore plus diffusée par le fait qu’elle est projetée sur les écrans de télévision, ou tout simplement sur le Net. Un fait divers, c’est le soir des millions de téléspectateurs. Jamais personne ne s’identifie au criminel. Mais chacun se pense en victime. Mais ça étend considérablement le sentiment d’angoisse dans une société. Je pense qu’on est plus angoissés qu’il y a 30 ans de ça.

 

 

Quelles sont les avancées les plus positives depuis le 5e Congrès mondial contre la peine de mort qui s’est tenu à Madrid en 2013 ?

 

Je me rappelle du 5e congrès. J’ai le sentiment que tout semble non pas résolu, mais on est optimistes au regard de la situation. La marche vers l’abolition universelle s’est bien poursuivie. Je vois le parcours depuis de lointaines années, où j’étais ici au moment où Amnesty décidait de faire de la lutte pour l’abolition l’objectif premier. C’était il y a 40 ans. Il y avait 16 pays abolitionnistes. Aujourd’hui à l’ONU, sur 198 Etats, dont nous savons que nous en avons 100, à peu près, qui sont abolitionnistes en droit, et 50 qui ont renoncé à la peine de mort. Les 3/ 4 de l’humanité sont abolitionnistes. Ou plutôt, ce qui est différent, les 3/4 des Etats. Parce qu’en ce qui concerne l’humanité, elle est moins clairement partagée.

 

Malgré tout, on note en 2015 une forte augmentation du recours à la peine capitale avec 1634 exécutions dans 25 pays. Comment faire pour inverser cette évolution ?

 

C’est plus compliqué. Parce que vous avez plus d’exécutions, et moins de condamnations à mort. Et pendant ce temps-là, la marche des Etats vers l’abolition universelle s’est poursuivie. Mais encore une fois, soyons lucides. De très grands Etats pratiquent encore la peine de mort. La Chine, les Etats-Unis, le Japon, l’Inde, on pourrait en citer d’autres, hélas, le Pakistan et l’Indonésie. Tout ça, ce sont énormément d’habitants et de puissances fortes. C’est dire que le combat pour l’abolition universelle n’est pas fini, loin de là. Je regarde la situation des Etats-Unis, première puissance du monde, la plus vieille des démocraties occidentales, la peine de mort en 1999, du temps où M. Bush était gouverneur du Texas avant d’être élu, c’était près d’une centaine d’exécutions par an. On est tombés à environ 25. Pratiquement, la peine de mort aux Etats-Unis, qui fascine parce que ce sont les Etats-Unis, la peine de mort ça représente trois états. Le Texas, de très loin, s’il n’en reste qu’un ce serait celui-là. Donc le Texas, le Mississipi, et la Floride. Mais surtout le Texas et la Floride. Les autres c’est différent. Aux Etats-Unis, il y a eu 7 états abolitionnistes dans les 5 dernières années, et surtout la plupart des états qui ont la peine de mort n’exécutent plus. Ils sont à la recherche d’une solution idéale qu’ils ne trouvent pas. Il n’y en a qu’une : c’est l’abolition.

 

 

Quelques pays sont responsables de la majorité des exécutions en 2015. Quel est votre message à l’adresse de ces pays ?

 

Ecoutez, d’abord une analyse lucide, que refusent beaucoup, beaucoup, beaucoup d’Etats. Les Etats que vous mentionnez sont, par rapport à leur population et au nombre d’exécutions, indiscutablement ceux qui tiennent la médaille d’or et la médaille d’argent de l’exécution. Ce sont les plus barbares. Qui sont-ils ? Vous avez l’Iran et vous avez l’Arabie Saoudite. Par rapport à la population, les Iraniens exécutent plus que les Chinois. Et de surcroit, comme ce sont des Etats qui se veulent très, très, très religieux. Le fanatisme religieux, qu’on pouvait croire disparu. La religion oui, mais la tolérance pourra l’accompagner.

Ces Etats ont deux caractéristiques. La première, c’est surtout vrai pour l’Iran, les femmes. Ils exécutent les femmes en nombre. La deuxième, plus saisissante pour l’observateur, c’est que certains des crimes passibles de la peine de mort n’existent tout simplement pas. Ce sont des projections de la religion sur la scène de la vie quotidienne et de la société civile. Combien de fois ai-je entendu, dans les grandes assemblées des droits de l’Homme, aux Nations Unies, à Genève, demander qu’enfin on se décide et qu’on punisse le blasphème. Qu’est-ce que c’est que le blasphème ? C’est simplement l’expression d’une liberté de penser par rapport à une religion. Ca peut être la sienne d’ailleurs. Et on ne s’en prive pas dans les sociétés occidentales. La c’est tout de suite, c’est le blasphème, c’est intolérable, c’est insupportable.

Et c’est vrai que certains de ces Etats condamnent à mort pour le crime de blasphème. On condamne à mort pour s’en être pris à des figures sacrées. C’est aussi la liberté d’expression et la liberté d’opinion virgule même religieuse, disait déjà la Déclaration des droits de l’Homme. Donc vous avez un mélange très, très, très profond de croyances obstinées. Je n’y vois moi aucun inconvénient, chacun est libre de ses croyances. Obstination, qui dans ce domaine, est un trait de caractère. Mais chacun est libre de ses opinions religieuses. Mais en revanche je dois laisser les autres en avoir d’autres. Là vous avez un clivage très fort de société. Et puis vous avez dans certains Etats en Afrique, vous avez encore le crime de sorcellerie. La sorcellerie n’existe pas. Mais les sorcières sont brûlées.

Et ça a duré en France jusqu’en 1678, siècle où ont été liquidées des milliers de soi-disant sorcières. Car c’étaient surtout des femmes. On les liquidait ailleurs aussi, jusqu’au jour où on s’est aperçu que la sorcellerie était une invention des hommes. Ca n’existe pas. Bon je continue, en vous disant le sacrilège, la sorcellerie, ça n’existe pas. Mais c’est puni de mort. Et pas simplement dans le code. C’est dire qu’il y a là des problèmes très profonds d’hétérogénéité culturelle. Et quand je regarde ces Etats, où le fanatisme dépasse la foi. Le fanatisme c’est l’excès et aussi la volonté d’imposer aux autres ce que l’on croit. Vous êtes libre, encore une fois, de croire, quelle que soit la religion et quelle que soit la croyance. Mais vous devez vous arrêtez à la liberté des autres de croire autrement. C’est ce que nous n’avons pas dans le monde, partout.

Le résultat c’est aussi le terrorisme. Le terrorisme c’est quand même aujourd’hui l’expression du fanatisme, le fanatisme le plus violent, le plus égaré. C’est dire que nous aurons beaucoup de mal. Beaucoup de mal. Il y a de fortes citadelles. Les droits de l’Homme, disais-je l’autre jour à un ami musulman, les droits de l’Homme, oui, oui, c’est un bienfait de Dieu. Bienfait de Dieu, pourquoi pas. C’est un bienfait de Dieu, qu’Allah nous a offert. Mais il n’y a personne pour réinterpréter le dogme. Et il est difficile de demander à Dieu de se manifester.

Alors on assiste à des sociétés qui se déclarent et se veulent gouvernées par des révélations, des déclarations, qui remontent aux siècles antérieurs et qui ne sont pas modifiables. Là on rentre dans un autre domaine, parce qu’on n’a pas de consignes qui puissent modifier la doctrine en l’interprétant. Pas de pape qui puisse unifier les croyances. Et dans le domaine de la peine de mort, les deux producteurs que j’ai nommés, l’un, l’Iran chiite, l’autre, l’Arabie Saoudite sunnite. Ce sera très difficile, et le mouvement d’abolition ne s’accomplira que par le rôle déterminant que joueront nos amis Arabes. C’est d’eux que viendra l’abolition, pas de l’Occident, d’eux. C’est eux qui sentiront que la vie est plus forte que la mort, le droit au respect de la vie, que d’ailleurs des théologiens musulmans m’ont dit être dans la doctrine, mais qui n’est pas la doctrine de tous. En tout cas pas la doctrine des officiels de ces pays. Le problème des amis musulmans eux-mêmes, et le climat de violence dans lequel nous sommes, l’avenir immédiat, en tout cas à court terme, me paraît sombre.

 

Monsieur Badinter, merci beaucoup d’avoir pris le temps de répondre à nos questions.

 

Propos recueillis par Tove Rømo Grande et Cécile Aubert

 

 

 

 


20/06/2016

 

 

20 juin 

Journée mondiale des réfugiés

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Dans un monde où la violence force chaque jour des centaines de familles à fuir pour sauver leur vie, l'Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), est convaincue qu’il faut désormais montrer aux dirigeants mondiaux que le grand public est solidaire #Aveclesréfugiés.

Dans cet objectif, le HCR lancera la pétition #Aveclesréfugiés en juin pour envoyer aux gouvernements un message fort selon lequel ils doivent travailler ensemble et contribuer équitablement pour venir en aide aux réfugiés.

Lors de la Journée mondiale des réfugiés, qui se déroule chaque année le 20 juin, le HCR célèbre la force, le courage et la persévérance de millions de réfugiés. Cette année, la Journée mondiale du réfugié sera également l’occasion pour le grand public de montrer son soutien aux familles déracinées.

En signant la pétition #Aveclesréfugiés, les populations du monde entier peuvent appeler les gouvernements à travailler conjointement et contribuer équitablement pour venir en aide aux réfugiés.

La pétition #Aveclesréfugiés sera remise au Siège de l'ONU avant l’Assemblée générale des Nations Unies le 19 septembre 2016. La pétition demande aux gouvernements d'assurer que :

  • chaque enfant réfugié soit scolarisé;
  • chaque famille réfugiée puisse vivre en lieu sûr;
  • chaque réfugié puisse travailler ou acquérir de nouvelles compétences afin de contribuer à sa communauté.

Ajoutez votre nom à la pétition pour montrer que le monde est solidaire #Aveclesréfugiés !

La Journée mondiale des réfugiés est célébrée chaque année le 20 juin, suite à l'adoption de la résolution 55/76 de l'Assemblée générale de l'ONU, le 4 décembre 2000. Le 20 juin coïncide avec l'adoption de la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés.

 


17/06/2016

 

WASHINGTON / PEKIN : La Maison Blanche :

« Le Tibet fait partie de la Chine »

 

 

 

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Les Etats-Unis considère le Tibet comme faisant partie de la Chine et ne soutient pas l’indépendance du Tibet, a déclaré, mercredi, la Maison Blanche, quelques heures après une réunion entre le président américain Barack Obama et le Dalaï-lama.

« Je réaffirme une nouvelle fois que la position des Etats-Unis en rapport avec le Tibet n’a pas changé » a souligné le porte-parole de la Maison Blanche, Josh Earnest.

a-t-il insisté.

D’après un compte-rendu de la réunion par la Maison Blanche, Obama a salué « l’engagement envers la paix et la non-violence » du chef spirituel tibétain et a exprimé son soutien pour un dialogue direct entre la Chine et le Dalaï-lama.

Le ministère chinois des Affaires étrangères avait averti les Etats-Unis qu’une telle réunion risquait de nuire aux relations diplomatiques entre Pékin et Washington, a indiqué la Maison Blanche.

La Chine considère le chef spirituel tibétain comme un dangereux séparatiste.

 

 

 Sources Association France Tibet 

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17/05/2016

 

International  Monsanto Tribunal

 

In  The  Hague – October 2016

Chère organisation,

 

Merci de soutenir le Tribunal Monsanto. Cette mobilisation internationale de la société civile pour juger Monsanto pour crimes contre l’humanité et écocide se tiendra à La Haye, aux Pays-Bas, du 14 au 16 octobre 2016.

 

Au nom du comité d’organisation, je vous écris pour inviter votre organisation à participer à cet important événement. D’une part nous organisons un Tribunal avec des témoignages de victimes des produits et pratiques commerciales de Monsanto. D’autre part, une Assemblée des peuples se tiendra en parallèle afin de rallier les mouvements sociaux et de planifier ensemble le futur que nous souhaitons.

 

Cet événement a été lancé par un vaste comité d’organisation comptant des membres éminents tels que Marie-Monique Robin, Olivier de Schutter, Vandana Shiva, Hans Herren, André Leu, Corinne Lepage, Ronnie Cummings et Gilles-Eric Seralini. L’initiative est déjà soutenue par plus de 100 organisations, dont La Via Campesina.  

 

Le tribunal Monsanto est unique en plusieurs points. Il est présidé par des juges du monde entier qui livreront une opinion juridique sur les questions qui lui seront posées par une  équipe de juristes (voir les Termes de Référence du Tribunal ci-joint). En suivant la procédure de la Cour Internationale de Justice, les Juges entendront les plaidoiries d’avocats en exercice, ainsi que des témoignages d’expert-e-s et de victimes affectées par les produits chimiques de Monsanto, ses brevets sur le vivant et ses pratiques agricoles industrielles.

 

Le but du Tribunal est de mettre en lumière les outils légaux existants – et les vides juridiques –  afin de tenir les entreprises transnationales responsables de leurs crimes. Dans le cas où le Tribunal devrait conclure que Monsanto a violé les Droits Humains ou le droit international humanitaire, les communautés du monde entier pourraient utiliser son opinion juridique dans des procès contre Monsanto ou des entreprises similaires. Le Tribunal contribuera de manière importante aux débats en cours sur la reconnaissance de l’écocide (crimes contre la nature) dans la loi internationale.

 

Le succès du Tribunal Monsanto dépend du soutien moral et financier du plus grand nombre d’individus et d’organisations possible. Votre organisation pourrait aider d’une ou de plusieurs des manières suivantes :

 

·         Placez une bannière du Tribunal Monsanto avec un lien vers notre site et notre chaîne de télévision en ligne sur le site internet de votre organisation. Vous trouverez la bannière sur la page d'accueil de notre site.  

·         Transférez ce message à d’autres organisations de votre réseau.

·         Envoyez ce message à votre liste de diffusion.

·         Postez ce message dans les listes de diffusion des campagnes dans lesquelles vous vous Impliquez.

·         Écrivez au sujet du Tribunal dans votre lettre d’info, sur votre site et sur les médias sociaux.

·         “Aimez” la page Monsanto Tribunal sur Facebook et partagez nos posts.

·         Suivez-nous sur Twitter @monsantotribun et twittez à propos du Tribunal.

·         Rejoignez-nous à l'Assemblée des peuples à La Haye (voir le formulaire ci-joint sur l'évènement).

·         Organisez des événements locaux, comme par exemple des retransmissions festives du Tribunal (à partir de notre live-stream), des échanges de semences ou encore une Marche contre Monsanto le 16 octobre,  journée mondiale de l'alimentation.

·         Proposez des dossiers, des plaintes et des témoins potentiels pour le Tribunal à claims@monsanto-tribunal.org

 

Nous avons besoin de votre aide pour faire de cet événement un succès.

N'hésitez pas à nous contacter en cas de question, remarque ou suggestion.

 

 

Au nom du comité d'organisation,

 

Tjerk Dalhuisen, équipe de communication

 

 

 

 


04/05/2016

 

 

VIe congrès mondial contre la peine de mort

 

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L’association ECPM organise tous les 3 ans le Congrès mondial contre la peine de mort afin de fédérer tous les acteurs de l’abolition et faire émerger de nouvelles stratégies en faveur de l’abolition universelle.

Après Strasbourg en 2001, Montréal en 2004, Paris en 2007, Genève en 2010, et Madrid en 2013, ECPM vous propose aujourd’hui de participer au 6e Congrès mondial contre la peine de mort qui se tiendra du 21 au 23 juin 2016 à l’Opéra d’Oslo (Norvège).

1300 participants sont attendus, venant de plus de 80 pays. Parmi eux, nous pourrons compter sur la présence d’une vingtaine de ministres, de 200 diplomates et de nombreux parlementaires, universitaires, avocats et membres de la société civile.

 

 


3/05/2016

 

 

3 mai Journée mondiale de la liberté de la presse

 

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Le 20 décembre 1993, l'Assemblée générale a proclamé le 3 mai Journée mondiale de la liberté de la presse (décision 48/432).

Depuis lors, le jour de l'anniversaire de la Déclaration de Windhoek est célébré dans le monde entier comme étant la Journée mondiale de la liberté de la presse. La Journée mondiale de la liberté de la presse est l'occasion de :

·      -    célébrer les principes fondamentaux de la liberté de la presse;

·     -     évaluer la liberté de la presse;

·       -   défendre les médias des attaques contre leur indépendance;

·       -   se souvenir des journalistes tués parce qu'ils faisaient leur devoir.

 

En 2016, la Journée mondiale de la liberté de la presse coïncide avec trois évènements marquants :

·         Le 250ème anniversaire de la première loi sur la liberté d’information qui couvre la Suède et la Finlande actuelles ;

·         Le 25ème anniversaire de l’adoption de la Déclaration de Windhoek sur les principes de la liberté de la presse ;

·         Cette année 2016 marque également le début d’un nouveau cycle de 15 ans pour les nouveaux Objectifs de développement durable (ODD).

 

Dans ce contexte, et à l’ère actuelle du numérique, la Journée mondiale de la liberté de la presse 2016 met en lumière les liens entre la liberté de la presse, une culture d’ouverture, le droit à la liberté d’information et le développement durable, le fil conducteur étant le rôle du journalisme ainsi que l’importance de préserver ceux qui proposent ces services au public.

Cette année, la JMLP étudiera ces sujets sous trois perspectives différentes :

·     -     la liberté d’information en tant que liberté fondamentale et droit humain ;

·      -    la protection de la liberté de la presse contre la censure et une surveillance excessive ;

·      -    la garantie d’une sécurité du journalisme en ligne et hors ligne.

 

 

 


22/04/ 2016

 

 

Rassemblement  devant  l'ambassade de Chine 

 

 

         Lundi 25 avril 2016  à 16 h 30

 

(angle Avenue Gorges V et Rue de la Trémoile 75008 Paris)

 

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25 avril 1999 – 25 avril 2016


17 ans de persécution du Falun Gong en Chine

Commémoration de la plus grande manifestation pacifique de l’histoire chinoise moderne

 

 

 

En avril 1999, le président chinois Jiang Zemin a décidé contre l’avis de l’essentiel de son bureau politique de déclencher la répression sanglante du mouvement bouddhiste Falun Gong, prenant prétexte d’une manifestation pacifique devant les bureaux du gouvernement central à Pékin.

 

Depuis, des centaines de milliers d’hommes et de femmes de bien ont été arbitrairement arrêtés, torturés et emprisonnés sans procès dans le système de détention chinois. Des dizaines de millions ont été et sont encore privés de leurs droits humains de base et mis au ban de la société chinoise. D’après plusieurs enquêtes, des dizaines de milliers auraient été tués pour leurs organes.


Mais, depuis plus de 3 ans, des changements majeurs ont lieu en Chine, la nouvelle équipe politique tenue par le Président Xi Jinping  a fait un énorme travail de nettoyage contre les hommes les plus mafieux du clan Jiang Zemin. Il y a quelques jours à peine l’ancien vice-président de l’armée chinoise Guo Bo Xiong a été condamné  à perpétuité,  dernier d’une longue liste qui comprend les principaux responsables de la répression du Falun Gong :  Bo Xi Lai, Zhou Yong Kang…  d’autres vont continuer à être condamnés très prochainement comme Ling Ji Hua etc.  Tous visés par des enquêtes pour corruption ou divulgation de secrets d’Etat, ils ont deux points communs : 1/ leur fidélité à l’ancien Président Jiang Zemin et 2/ leur participation active à la persécution du Falun Gong. 

D’après les dernières informations, le comité central de la discipline est en train d’encercler et d’abattre « le clan de Shanghai », le terrain familial de Jiang Zemin.
 

Pour faire appel au Président Chinois Xi Jinping et lui demander de continuer avec courage à traduire en justice les derniers  «  Gros Tigres » :

 

  Contact: Alain Tong, Président de l'Association Falun Gong France (Falun Dafa) (06.01.76.80.85)

 

 

 

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Article 18 de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme sur liberté de pensée, de conscience et de religion
Article 18. Déclaration Universelle des
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22/04/2016

 

L’Accord de Paris issu de la COP21 doit être signé vendredi 22 avril à New York

 

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Une pétition de 270 responsables religieux du monde entier demandant la signature et la ratification de l’Accord de Paris sur le climat a été remise lundi 18 avril au président de l’Assemblée générale des Nations unies, le Danois Mogens Lykketoft.

Parmi les signataires de l’appel figurent notamment le cardinal Telesphore Toppo, archevêque de Ranchi (Inde), Mgr Marcelo Sanchez Sorondo, chancelier des Académies pontificales des sciences, le Dr Desmond Tutu, ancien archevêque anglican du Cap (Afrique du Sud), le pasteur Olav Fykse Tveit, secrétaire général du Conseil œcuménique des Églises ou encore le secrétaire général de Caritas international Michel Roy.

 


18/04/2016

 

Chine / avocats

 

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                         Etrange épidémie de révocations d’avocats 

 

Une étrange épidémie de révocation d’avocats se répand depuis janvier parmi les détenus, en particulier pour onze des personnes arrêtées pour «subversion» dans la vague répressive de juillet 2015. Elle résulte probablement de pressions exercées sur les détenus, invités à changer de défenseurs. La chose est d’autant plus vraisemblable que les avocats démis avaient été priés par la police d’abandonner les dossiers, avant même d’être récusés par leurs clients. Ces derniers sont privés de contacts extérieurs ; c’est donc la police qui annonce aux familles la substitution aux avocats initiaux de professionnels choisis par l’administration. 

 

 

Bulletin de mars 2016 du groupe Chine de la Ligue des Droits de l’Homme

 

 


17/04/2016

 

Les droits de l’homme au cœur de la politique de sécurité : une perspective réaliste

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 Parler de droits de l’homme dans le domaine de la politique étrangère et de sécurité paraît naïf : comment évoquer des valeurs dans un domaine qui est celui de la seule ambition de puissance ? Une telle approche est à l’avance condamnée pour son manque supposé de réalisme. Les démocraties admettent que les droits de l’Homme sont souhaitables, mais dans la stratégie internationale, ils y voient au mieux un supplément d’âme. Or, c’est au nom du réalisme et du pragmatisme, et en écartant par méthode toute référence aux valeurs, que nous démontrerons que la défense des valeurs associées aux droits de l’homme – libertés, démocratie, respect du droit international – doit au contraire devenir la base de notre stratégie de sécurité. Nous partirons des faits.

Révolution de l’universalisme

Une révolution intellectuelle s’est produite au cours des trente dernières années, avec des conséquences pratiques immenses. Aucun pays et aucune société ne peuvent plus être considérés comme souffrant, par nature, d’une incapacité à concevoir la liberté et les droits humains. L’argument contraire des prétendus réalistes comme des relativistes est démenti par les faits.

Les premiers affirment que certains pays resteront à jamais étrangers à « nos » valeurs (celles que l’Occident a choisies de faire siennes) : dans notre diplomatie, il serait vain d’y insister. Ils considèrent ainsi que les peuples russe, chinois ou arabe par exemple – avec des arguments historiques et culturalistes fallacieux – sont voués à jamais à la soumission et à la dictature. Se fondant sur une prétendue « âme » des peuples, ils considèrent que les dirigeants n’ont aucune importance et que nulle société finalement n’évolue. Et de balayer d’un revers de la main les dissidents russes et chinois, les insurgés du Printemps arabe, les femmes africaines musulmanes qui se battent contre l’excision, les homosexuels africains ou arabes et les protestataires de Hong Kong…

Les seconds, dans la ligne de Mahathir, estiment que l’Ouest n’a pas à imposer ses valeurs à l’Est – les sociétés confucéennes et islamiques que Samuel Huntington englobait trop rapidement – et que la liberté, les droits de l’homme et la démocratie sont des valeurs occidentales. Si l’Occident fut certes la terre où ces valeurs se développèrent et s’il y eut bien une influence de celui-ci sur le reste du monde, des gens éloignés de cette tradition ont pu concevoir et exiger pour eux ces principes indépendamment de tout héritage : ce fut le cas des soulèvements du Printemps arabe – au-delà des possibles récupérations par ailleurs –, mais aussi en Ouzbékistan, Birmanie, Indonésie et dans plusieurs pays africains.

Les peuples n’ont nul besoin de se réclamer de l’Occident pour lutter contre l’oppression et d’avoir lu Spinoza, Locke et Tocqueville pour aimer la liberté. Cette quête de liberté n’est pas réservée aux élites intellectuelles. L’universalité n’est pas celle de la philosophie occidentale et du devoir moral, mais celle, concrète, de la réalité vécue et perçue. L’aspiration aux droits ne connaît aucune frontière culturelle, sociale ou religieuse. C’est un universalisme des faits, non un universalisme théorique.

Droit commun ou choc des souverainetés ?

Le deuxième fait nouveau résulte du conflit récent ouvert par la mondialisation. Celle-ci exerce une pression dans deux directions contraires : d’un côté, une normativité accrue par le biais des élites formées dans des écoles internationales qui véhiculent les mêmes concepts, de l’autre, une affirmation subséquente des États, dans leur particularité, qui va de pair avec une certaine désinstitutionnalisation des organisations internationales à vocation politique.

Le premier mouvement conduit à une standardisation des références – malgré des traditions culturelles et sociales qui demeurent –, à une mise en conformité d’un nombre accru de pays avec des principes juridiques communs et à un ajustement progressif des élites à des standards qui se diffusent universellement.

Le second amène chaque élite nationale à chercher la meilleure stratégie dans le cadre de ce qu’elle définit, souvent abusivement, comme l’intérêt propre de son pays – lire, de la captation de la rente à son profit – et à s’affranchir des règles posées par les institutions multilatérales précisément parce qu’elles sont censées empêcher les stratégies contraires à la norme commune en termes de droit comme de « gouvernance ». Dans ce combat contre la règle de portée universelle, ces pays qui en refusent l’idée cherchent à instrumentaliser États et zones restées en dehors de cette diffusion des principes libéraux et à déstabiliser ceux qui y souscrivent.

Le premier mouvement ouvre l’espérance d’un ordre plus stable et pacifié, le second la referme. Ce contexte nouveau, marqué donc à la fois par un combat qui s’amplifie pour la liberté et un conflit concret et visible entre deux philosophies, représente un risque majeur pour la sécurité du monde dans les prochaines décennies.

Les droits de l’homme : un élément clé pour l’analyse de risque politique

Remonter à l’origine de ce risque oblige le réaliste à articuler politique intérieure et politique étrangère. Dans un État qui dispose de forces armées potentiellement menaçantes, l’atteinte aux droits de l’homme, aux médias libres et à la société civile offre une bonne prédiction quant à une politique extérieure peu respectueuse de la loi internationale. Ces régimes, à l’intérieur comme à l’extérieur, pratiquent le mensonge et la désinformation.

Dans une perspective strictement réaliste, aider les mouvements libres dans ces pays et réagir à chaque atteinte contre les droits est une politique nécessaire pour notre sécurité. L’analyste de politique internationale devrait regarder ce qui se passe à l’intérieur de ces pays – Russie, Chine, Iran, Arabie Saoudite, Égypte – pour bâtir les scénarios du futur. Le contrôle de l’économie par un groupe lié au pouvoir en place, le sacrifice de l’économie productive au profit des matières premières – qui signifie le refus de voir se développer une classe moyenne risquant d’aspirer à la liberté – et le faible développement d’un appareil de recherche et d’enseignement supérieur sont aussi des indications sur la stratégie future de pays dangereux.

 Allons plus loin : la destruction de tout droit et de toute dignité a un effet logique de contagion belliqueuse sur toute une zone. Nous avons été ainsi doublement criminels de ne pas mettre un terme immédiatement aux menées génocidaires d’Assad :pour son peuple et pour la sécurité régionale. De surcroît, dans le contexte nouveau d’aspiration à la liberté, le mépris des droits fondamentaux accentue l’instabilité de pays qui peuvent devenir dès lors le terreau de révolutions violentes qui sont autant de menaces pour la sécurité régionale.

De nouvelles responsabilités pour les puissances libres : le nouveau dilemme de l’Europe

On a beaucoup glosé sur la manière de définir le nouveau monde : il n’est plus ni bipolaire, ni unipolaire, ni multipolaire. Provisoirement ou définitivement apolaire, il a été qualifié de G-zéro ou d’anarchie. Cette situation est en même temps préoccupante pour la progression du droit et par la multiplication des conflits de forte intensité. Sauf à voir s’étendre la menace d’instabilité, il ne peut rester non gouverné, tant sur le plan doctrinal que sécuritaire, en raison des deux réalités qui le façonnent.

La première est celle du conflit entre les pays qui souhaitent converger vers une règle de droit universelle et les autres – conflit qui a remplacé le conflit Est-Ouest et n’a rien à voir avec un clash des civilisations. La seconde est qu’il n’est plus possible de pratiquer, comme au temps de la Guerre froide, une politique de containment. Bien des réalistes qui prônent l’apaisement avec les États importants enfreignant les droits de l’homme restent imprégnés par un tel schéma et l’idée illusoire d’une maîtrise du monde et d’un cantonnement. La globalisation du monde ne le permet pas – on sait que les menaces terroristes et criminelles ne connaissent pas les frontières – et les États en rupture avec l’universalisme ne restent pas confinés à leur zone : on le voit avec la Russie.

Cela confère une responsabilité particulière aux États qui se considèrent comme responsables de l’ordre mondial : États-Unis et Europe en premier lieu qui sont d’abord là pour contenir et limiter la première menace mondiale : les zones de non-droit. Ils doivent pouvoir rappeler, de manière crédible, que la préservation de la sécurité ne tolère pas de faiblesse envers les droits.

Cette question ressurgit au cœur de l’Europe. Réussite économique et institutionnelle exceptionnelle, elle n’a plus été pensée depuis longtemps comme entité géostratégique à construire faute d’avoir conjugué la mise en exergue des droits, qui est à son fondement, et sa sécurité. Cette première conception faite de l’Europe d’abord la terre du droit. Son idéal de liberté et de promotion de la loi internationale avait vocation à se répandre, d’abord par l’intégration des pays voisins dont l’évolution politique témoignait de l’adhésion à ces principes, ensuite par sa propagation, par la coopération en matière d’institutions et de justice, au-delà du continent européen.

Beaucoup ont considéré que cette Europe ne pouvait exprimer aucun objectif propre de puissance. Inversement, les tenants de l’Europe-puissance, acteur économique mais aussi géopolitique majeur, exprimant son existence mondiale contre des concurrents, mais surtout contre des régimes menaçants, ont insuffisamment noué cette ambition aux valeurs de liberté. En réaffirmant la primauté des droits et en les nouant à la puissance, nous réconcilierons ces deux conceptions en dotant l’Europe d’ambitions géostratégiques et des moyens de celles-ci. L’universalisme des droits oblige l’Europe au réalisme géopolitique, notamment à l’endroit de la Russie dont le régime menace les droits et l’ordre mondial, mais vise aussi à corrompre ses valeurs.

Un agenda pratique

Le combat pour les droits de l’homme et celui pour la sécurité sont doublement liés. D’abord, les puissances qui entendent s’affranchir de l’ordre mondial commettent aussi des atteintes aux droits de base. Ensuite, la négation, par une idéologie relayée par tous les instruments de la propagande, de la pertinence de toute idée universelle est aussi un moyen de légitimer leur combat contre les règles du droit international et toutes les institutions qui sont censées le protéger et l’appliquer.

Cette lutte des puissances libres passe certes par la panoplie classique qui doit encore être renforcée : assistance à la démocratie et aux dissidents sur le terrain et aide aux médias libres, invocation insistante du sujet des droits de l’homme dans notre dialogue avec les États non démocratiques, refus du relativisme de la norme en matière de droit et pression permanente sur toutes les démocraties pour qu’elles n’aient aucune complaisance avec les pays qui ne le sont pas, car cela minerait leur combat par ailleurs, intensification de la lutte contre la désinformation.

Elle suppose ensuite un engagement plus ferme dans la responsabilité de protéger, si scandaleusement – mais aussi de manière stratégiquement absurde – bafouée en Syrie. Ce qui suppose une gestion intelligente de l’après. La question du changement de régime n’a pas à rester une question taboue.

Enfin, il faut éviter les doubles discours : une politique stratégiquement conséquente en matière de droits de l’homme ne saurait conduire à ménager ses alliés. Non seulement elle saperait la légitimité de celui qui ne ciblerait que ses adversaires (et le discréditerait en cas de changement de régime dans le pays protégé), mais elle serait aussi irresponsable vis-à-vis de cet allié. Nous devons dire leur fait non seulement à la Russie, à la Chine et l’Iran, et leur opposer une politique de fermeté, mais aussi à la Turquie, membre de l’OTAN, à l’Égypte et à l’Arabie Saoudite. L’expérience montre aussi que les régimes qui n’ont pas de principes sont également les plus versatiles dans leurs alliances.

Dans cette politique nouant droits et sécurité, les grands États doivent être la cible première de notre action, même si tout parallèle entre la Chine et la Russie serait abusif. Moscou, aujourd’hui, par son action militaire directe en Europe et en Syrie et la propagande qu’elle déploie, est une menace immédiate et sans commune mesure avec Pékin. Avec les grandes puissances régionales, ces pays constituent le risque principal en eux-mêmes et parce que leur pouvoir de dissémination du risque est plus étendu. Si l’Europe laisse une Amérique – de plus en plus en retrait et hésitante – mener seule ce combat, elle risquerait fort de devenir une puissance inutile et, parce qu’en première ligne, la plus immédiatement menacée.

 Article : The Conversation – France -

 


11/1/2016 

 

Le Tibet se meurt

 

 

Un Français, qui a voulu garder l’anonymat, nous envoie ce témoignage
qui accuse. Il rentre d’un voyage dans un Tibet sinisé par la force qui
perd son identité, sa culture et son âme. Dans l’indifférence des
nations du monde, le Tibet est à l’agonie.


Je rentre du Tibet. C’était mon troisième séjour et sans doute le

dernier jusqu’à ce que la situation évolue dans un sens positif.

En 1997, après un voyage au mont Kailash, je considérais que rien ne

tuerait l’âme des Tibétains. Cette fois, mon appréciation sera beaucoup
plus nuancée. Ce que j’ai pu constater, c’est l’évolution négative du

Tibet en trois ans.

D’abord constat est fait que les Chinois sont partout. De la frontière à

Zangmu, en passant par Tingri, Sakya, Shigatse ou Gyantse, ils sont

partout. A Sakya, lieu culte, ils construisent aussi des bâtisses sans

âme, aux couleurs bleu des vitres et blanche des murs en carrelage.
C’est abominablement laid. Au monastère de Tashilumpo, nous avons
assisté à un festival tibétain sous le regard d’officiers chinois. Nos

billets, pris le matin, étaient valables pour l’entrée au spectacle,

moyennant dix yuans de plus : le moine à l’entrée refusa nos billets et

prétexta que nous devions repayer.

Quand nous lui avons objecté que ce n’était pas vrai, il a sorti le

talkie walkie et a contacté la police chinoise, « China police », comme

il l’a si bien hurlé. A Lhassa, pendant la visite de certains

monastères, des espions étaient là, surveillant faits et gestes. Les

caméras sont partout, les officiers aussi. Sur les étals à Lhassa, je

n’avais jusqu’alors jamais remarque les services à assiettes à l’effigie

de MAO. Désormais ils sont bien mis en évidence. Par ailleurs la chaîne

de télévision "tibétain" qui diffuse en chinois........montrait le soir

un "reportage dit culturel" sur le Tibet : je découvris ainsi des parades militaires, face au Potala, et plus grave un
reportage tourné dans un village tibétain. Une équipe munie d’un projecteur, écran et vidéo, projetait, devant les tibétains assis, un
film (d’endoctrinement) rappelant l’œuvre de MAO : sans doute cette

méthode vise t’elle à libérer une fois de plus l’esprit des tibétains

spectateurs.......!". Bref, les Chinois occupent la place.

Ce que je constate, c’est la marginalisation du peuple tibétain dans son

propre pays. Marginalisation du fait que la majorité de la population

est chinoise donc, par déduction, les Tibétains sont minoritaires.

Marginalisation du fait que les Chinois ont par exemple demandé aux

vendeurs du Barkhor d’aller exercer ailleurs ; les vendeurs se

retrouvent à cinq cents mètres du Barkhor. Une amie tibétaine,

rencontrée en 1998 et revue à Lhassa sur son étal, m’en a donné

l’explication : " Je suis là parce que la police chinoise m’a demandé de

me mettre là, Mindou, gyami yakpo mindou !". A terme, c’est sans doute

la fermeture de ces commerces.

Marginalisation du fait que les camps se rapprochent des villages et que

les gosses tibétains deviennent des mendiants le long de la route.

Certes les touristes qui vont au Tibet entretiennent cela aussi.

Marginalisation du fait que plus rien, à Lhassa, ne rappelle l’âme et

l’esprit du Tibet d’autrefois. Les monastères sont sans âme, les moines

y font du business, les visites n’ont plus qu’un intérêt limité, tant la

foule se presse : le Potala, Drepung, Sera, Tashilumpo etc sont des

vitrines rapportant des devises aux Chinois qui contrôlent tout.

Marginalisation du fait qu’à titre symbolique les vendeurs de khatas à

Lhassa sont exclusivement chinois : j’ai pesté contre des Français qui

étaient en train d’acheter des khatas à ces Chinois pour les offrir à

des amis en France, à titre de symbole du Tibet. Ils ont finalement

écouté mon propos et rendu les khatas.

Marginalisation d’un peuple qui, à très court terme, cessera d’exister

car les jeunes générations naissent dans un univers chinois et, bientôt,
peut-être dans une décennie ou deux, n’auront plus aucun repère par
rapport à leur culture d’origine. Les haines auront disparu et rien du

Tibet traditionnel n’existera.

Note d’espoir parmi ces constats navrants, des jeunes sont prêts à

parler. J’ai ainsi appris que des festivals avaient été interdits, que

les conditions de vie pour les Tibétains sont difficiles, que les
Chinois font ce qu’ils veulent et mettent sur table d’écoute toute

personne suspectée de ne pas collaborer. Ces personnes qui veulent

parler attendent une solution qui ne peut être que politique. Car, selon

elles, « L’engouement pour le bouddhisme et pour le folklore qui s’y

rattache ne peut pas conduire à une solution viable. »

J’ai vu et ressenti un Tibet aux abois, un Tibet à l’agonie, un Tibet

décadent. Une semaine après mon retour, j’ai été malade, sans doute trop

de haine contenue, après ce que j’ai vu. Nous sommes plusieurs ici à

considérer qu’il est trop tard maintenant pour sauver ce Tibet. Nous

sommes plusieurs à considérer que le Dalaï-Lama, en leader

charismatique, doit faire quelque chose dont le Tibet serait

l’épicentre, quelque chose qui vise le monde entier, la paix dans le

monde. Il doit à notre sens se poser en leader comme le firent Gandhi ou

Martin Luther King, à la différence que ces derniers cherchaient une

solution dans leur pays et que le Dalaï-Lama est en dehors de son pays.

Nous avons organisé un débat autour d’une table, une lettre sera

adressée à Sa Sainteté. Les rares, très rares Tibétains présents autour

de la table ont objecté que le Dalaï-Lama fait déjà beaucoup et que, dès

lors que l’on place les choses sur le plan politique, le Dalaï-Lama n’a

plus de poids. Mais sans doute une action unilatérale de sa part,

aurait-elle l’effet immédiat de mettre les hommes de bonne conscience en

face leur responsabilité. Il est temps d’agir si ce n’est déjà trop

tard.

Quant aux jeunes Tibétains en exil par exemple à Katmandou, il serait

grand temps qu’ils prennent conscience que l’alcool, les boîtes de nuit

et les bars ne seront d’aucun secours pour leur pays qu’ils disent ne

pas oublier. Mais quels tristes visages ils offrent au petit matin dans

la rue, ivres et titubants ! Je peux bien évidemment, nous pouvons

devrais-je dire, apporter les preuves de ces propos. Aussi je pense que

le Dalaï-Lama ne pourra pas remettre ces jeunes dans le droit chemin et

que ce ne sont pas ces Tibétains-là qui peuvent se battre pour leur

pays. Reste la solution unilatérale d’un homme qui doit se poser en

leader non seulement d’un peuple mais surtout d’une cause. C’est la

conviction de beaucoup d’intellectuels ou de personnes tout simplement

concernées par les problèmes du monde. Puissent ces propos servir à

transmettre le message !

Depuis quelques temps je côtoie une jeune Tibétaine de vingt-cinq ans,
sortie du Tibet en 1992, coupée de sa famille, seule avec sa vie, et son
fardeau de non-dits. Le hasard des choses fait que son employeur est
chinois et comme elle me l’a confié, « son lieu de travail s’assimile à
une prison ; pas le droit de téléphoner, pas le droit de sortir, des
heures et des heures de travail chaque jour. »

Lorsque j’étais face au Jowo, en posant en offrande la khata que cette
amie m’avait donnée à Katmandou, je pensais en moi-même : « Que vais-je
dire à K. à mon retour, sur l’état de son pays ? Dois-je lui dire la
vérité ou lui mentir ? » Mentir aurait été la trahir, je lui ai
simplement fait écouter mon témoignage. Elle a pleuré, cela suffit en
soi-même.

Le Tibet se meurt, j’ai presque envie de dire (à regret bien sûr) qu’il
est déjà mort. On ne peut plus s’accommoder de bla-bla-bla, il faut
réagir et le premier qui doit le faire c’est Sa Sainteté le Dalaï-Lama.
Nous sommes plusieurs à le penser, nous souhaitons communiquer cette
opinion à Sa Sainteté en personne.

Je ne reviendrai au Tibet que si les choses bougent ou, éventuellement,
pour une reportage avec des journalistes motivés. Il est intéressant de
constater que dans mon groupe, sur vingt-neuf personnes, environ un
tiers étaient des journalistes anonymes. Sans doute auront-ils à cœur de
faire comme moi, de témoigner. C’est un Tibet défiguré, dénaturé, et des
Tibétains marginalisés que j’ai vus. En trois ans, la métamorphose est
totale. Lhassa compte trois cent mille habitants mais les
infrastructures en plein essor prévoient sans doute plus d’un million
d’habitants dont 90 % ou plus seront chinois. Il faut admettre que
maintenant il est inutile de dire « voyage au Tibet », il faut parler de
« voyage en Chine » quand on se rend sur le Toit du monde !

Article diffusé par l'association France-Tibet

 


Pour contacter l’auteur, envoyez un email à l’adresse : 


alainpact@hotmail.com

 

 


10 décembre - Journée des droits de l'homme


Tous les ans, le 10 décembre, la communauté internationale célèbre la Journée des droits de l'homme, en commémoration de ce jour de 1948 où l'Assemblée générale des Nations Unies a adopté la Déclaration universelle des droits de l'homme.


6/12/2015


Des citoyens et des ONG s’unissent pour créer un tribunal international contre Monsanto


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Vandana Shiva, Pr Séralini, Marie-Monique Robin, Générations futures… Une cinquantaine de personnalités et d’ONG à travers le monde se soulèvent pour créer un Tribunal sur Monsanto, soutenez-les !


Un nombre croissant de citoyens de différentes régions du monde voient aujourd’hui l’entreprise américaine Monsanto comme le symbole d’une agriculture industrielle et chimique qui pollue, accélère la perte de biodiversité, impacte la santé des peuples et contribue de manière massive au réchauffement climatique.

Les citoyens du monde et les organisations civiles et internationales sont invités à prendre part à une opération de financement participatif d’une ampleur jusqu’alors inégalée et défendre la planète, la biodiversité, le vivant. Un comité de 24 personnes et 21 associations du monde entier prépare le Tribunal sur Monsanto, prévu du 12 au 16 octobre 2016, à la Haye au Pays-Bas. Seulement, son financement nécessite l’investissement de tous à travers le monde. Pour cela, une campagne de crowdfunding ( financement participatif), est en cours. 

Ce tenait, le 3 décembre dernier, la présentation de ce Tribunal lors d'une conférence de presse en présence de nombreuses personnalités à l'initiative du projet dont Vandana Shiva, Corinne Lepage, Marie-Monique Robin, Olivier de Schutter, Gilles-Eric Séralini, Hans Herren.

 

Pour revoir le droit international

L’instauration d’un tel tribunal servira a établir tous les faits reprochés au géant de l’industrie biochimique avant de le juger pour les dégâts directs et indirects causés par ses produits vendus dans le monde entier.

Ce tribunal veillera à l’application des Principes directeurs relatifs aux droits de l’entreprise et de l’homme érigé par l’ONU en 2011. La cour Pénale, prévue par les statuts de Rome, a permis de définir les crimes de droit international. La mise en oeuvre du Tribunal sur Monsanto reposera sur ces bases. Ce travail pourrait légitimer la réforme du droit pénal international pour faire reconnaître le crime d’écocide et inclure la responsabilité physique et pénal des personnes coupables d’un tel crime.

Si les organisateurs de ce tribunal ont ciblé seulement Monsanto, ils expliquent sur le site Internet de référence cette démarche : « L’histoire de Monsanto constituerait ainsi un paradigme de l’impunité des entreprises transnationales et de leurs dirigeants qui contribuent au dérèglement du climat et de la biosphère et menacent la sûreté de la planète. »

D’autres initiatives citoyennes existent pour faire évoluer les consciences. En marge de la Cop 21, le tribunal international des droits de la nature se tient, les 4 et 5 décembre 2015, à la Maison des Métallos, Paris 11ème. Cette initiative réunit des citoyens favorables aux maintien et régénération des écosystèmes et peuples autochtones. Ils espèrent être entendu par les représentants étatiques et entreprises internationales.

Petit abécédaire des effets des produits Monsanto

Voici un condensé des effets dévastateurs sur l’homme du triste mais célèbre Roundup de Monsanto.

A comme autisme : le Docteur Stephanie Seneff, chercheuse au MIT (Massachussetts Institute of Technology) au laboratoire d'Informatique et intelligence artificielle est à l’origine d’une étude qui prédit qu’en 2025, la moitié des enfants nés aux USA seront diagnostiqués autistes. La présence du glyphosate impacterait dans l’augmentation de cette maladie.

C comme cancer. Ségolène Royal, en juin 2015, annonçait l’interdiction de vendre du round up dès janvier 2016. Cette déclaration faisait suite à la diffusion d’études révélatrices de la dangerosité du glyphosate comme un élément déclencheur probable de cancers.

G comme intolérant au gluten. 5 % de la population est concernée en Europe. Une étude menée, par les professeurs Anthony Samsel et Stephanie Seneff, sur des poissons, porte à croire au lien entre glyphosate et problèmes digestifs. L’augmentation de personnes intolérantes au gluten serait liées au recours du glyphosate dans l’alimentation.

I comme intoxication. La firme a été condamnée par la cour d’appel de Lyon, en septembre 2015, pour l’intoxication de Paul François en 2004 par l’herbicide Lasso (interdit en France depuis 2007).

Cette liste est loin d’être exhaustive, et dans vos commentaires, vous pouvez ajouter des reproches à incriminer à Monsanto. Pour patienter jusqu’au déroulement du Tribunal sur Monsanto.



30/11/2015

La COP21

et les enjeux pour les droits humains

 

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La COP21 se tient à Paris du 30 novembre au 11 décembre. Les 147 chefs d’État et de gouvernement ont l’avenir de notre planète entre leurs mains. Ils ont le devoir de trouver un accord contraignant à même de limiter le réchauffement climatique et ses impacts dramatiques sur les droits humains. La FIDH souhaite ici le rappeler avec force : si l’enjeu est écologique, il est avant tout humain.

En effet, les catastrophes naturelles, les conflits liés à la course aux ressources naturelles, mais également l’épuisement des ressources vitales ont des conséquences, directes ou indirectes, le droit à la santé, le droit à l’eau, le droit à l’alimentation, le droit au logement, le droit à la vie. Et ce sont les personnes les plus vulnérables qui sont les plus touchées : populations vivant dans des situations précaires ou d’extrême pauvreté, femmes, jeunes, personnes âgées, peuples autochtones, minorités.

Le paradoxe est alarmant : ceux qui contribuent le moins au réchauffement climatique sont ceux qui en souffrent et en souffriront le plus.

La FIDH tient également ici à dénoncer le sort réservé aux milliers de défenseurs des droits à la terre qui, sur tous les continents, luttent contre le saccage de leurs terres, contre les expropriations forcées, contre la pollution des sols et des eaux. Ce combat, ils le mènent le plus souvent face à des entreprises prêtes à se mettre hors la loi et face à des États corrompus. Les risques qu’ils encourent sont très élevés : menace, arrestation, harcèlement judiciaire, agression, assassinat. Et 95% des violations commises à leur encontre restent impunies. Un chiffre extrêmement préoccupant !

La COP21 doit aussi être l’occasion de reconnaître le travail de ces femmes et de ces hommes et de réfléchir au meilleur moyen d’assurer leur sécurité. Car les protéger, c’est protéger la planète.

FIDH article du 30/11/2015


23/11/2015

 

 Déclaration des Citoyens du Monde suite aux attentats de Paris

 

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L'assemblée des Citoyens du monde réunie à Ungersheim (France) le 22 novembre 2015 a exprimé sa solidarité envers les victimes des attentats. 

 


11/10/2015


L'Afrique du sud annonce son intention de se retirer de la Cour Pénale Internationale

Jacob Zuma, président d'Afrique du sud

South Africa wants to withdraw from International Criminal Court (ICC) due to concerns that court is biased against African nations

South African Deputy Minister, Obed Bapela announced on Sunday that the country intends to pull out of the International Criminal Court (ICC), amid rising concern that the behaviour of the court has been biased against African countries.

South Africa's governing party has agreed to withdraw from the ICC, with Bapela claiming that powerful nations "trample" human rights and pursue "selfish interests."

The ICC has "lost its direction" and the governing African National Congress (ANC) desires to pull the South African nation out of the court after following certain processes, he told reporters.

A number of members of the ANC strongly feel that the court disproportionately targets African leaders, while disregarding many human rights violations committed by both the United States and Israel.

Earlier this year, South Africa foreshadowed its intentions of pulling out of the ICC, after it permitted the Sudanese President, Omar Hassan al Bashir to leave the country after coming in for a meeting of the African Union (AU) in Johannesburg, despite a court order to detain him.

President Bashir had been charged by the ICC of committing genocide and war crimes and the court had issued an order to detain him.

South Africa’s refusal to abide by the ICC’s court order, flared an outburst inside and outside the country.

"South Africa still holds the flag of human rights, we are not lowering it," Bapela said, adding that the parliament will now begin debating the matter of the ICC membership withdrawal.

“We are not going to use the AU as a platform to arrest leaders,” he said, claiming that the rising international criticism of South Africa’s actions towards President Bashir demonstrated a “contempt for the continent.”

South Africa’s departure from the ICC is rooted in a much deeper history.

In June 2015, in a column for South Africa’s Sunday Independent, memoirist Malaika wa Azania wrote that “Its application of law is not only atrocious, given the flawed processes that it employs; it is also selective and clearly targeted towards African and Arab leaders.”

In 2013, many member states of the AU threatened to leave the ICC, due to accusations brought against Kenyan President, Uhuru Kenyatta. He was charged of fueling violence amid the 2007 presidential elections, which led to the death of more than 1,000 people.

The charges against Kenyatta have since been dropped.


Source: 
TRTWorld and agencies

10/10/2015

 

Libye / Conseil de sécurité de l'ONU


Le Conseil de sécurité de l'ONU s'est félicité vendredi soir de l'annonce par le Représentant spécial des Nations Unies pour la Libye, Bernardino Leon, des noms proposés pour le Conseil de la présidence du gouvernement libyen d'entente nationale.

Dans une déclaration à la presse, les membres du Conseil de sécurité ont salué les participants au dialogue pour avoir finalisé, après de larges consultations, l'accord politique concernant ce gouvernement.

Ils ont appelé « tous les Libyens, les représentants du peuple, les partis politiques, les municipalités et la société civile, à s'unir sans réserve et dans un esprit de réconciliation derrière cet accord, qui représente les aspirations et les espoirs du peuple libyen ».

Les membres du Conseil de sécurité ont exhorté toutes les parties libyennes à approuver et à signer l'accord politique et à travailler ensemble pour former rapidement le gouvernement.

Dans un communiqué de presse publié jeudi soir, le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, s'était également félicité de l'annonce d'une liste de personnes pressenties pour former le Conseil de la présidence du gouvernement libyen d'entente nationale.

M. Ban a exhorté les dirigeants libyens, après des mois de crise et d'incertitude, « à ne pas laisser passer cette occasion de remettre le pays sur la voie de la construction d'un Etat qui reflète l'esprit et les ambitions de la révolution de 2011 ».


 


 La Tunisie honorée

 Le prix Nobel de la paix a été remis ce vendredi 9 octobre à Oslo (Norvège) au quartette pour le dialogue national en Tunisie après la «révolution du jasmin» de 2011.Ce prix vient récompenser les efforts dans le processus de transition démocratique et tous les acteurs de la société civile tunisienne qui ont permis de sauver à l’automne 2013 une transition démocratique qui menaçait d’avorter, deux ans et demi après le fameux «printemps» de 2011.

Le «dialogue national»est un groupe hétéroclite composé du syndicat UGTT (Union générale tunisienne du travail), de la fédération patronale Utica (Union tunisienne de l’industrie du commerce et de l’artisanat), de la Ligue tunisienne des droits de l’homme et de l’Ordre national des avocats. Le groupe s’était activé pour trouver une issue à la grave crise politique née des assassinats de deux figures de la gauche laïque : Chokri Belaïd le 6 février 2013 et Mohamed Brahmi le 25 juillet 2013.

Ces quatre organisations, entrées dans l’histoire sous le nom du «quartet», étaient parvenues à arracher aux partis politiques de l’opposition et parties prenantes de la coalition gouvernementale une«feuille de route» aboutissant à l’adoption d’une Constitution progressiste fin janvier 2014.




 

Union européenne / Réfugiés


Alors que le nombre de migrants fuyant la violence dans leurs pays d'origine à destination de l'Europe ne cesse d'augmenter, le Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, António Guterres, a exhorté les pays de l'Union européenne à changer les fondements de sa politique migratoire.

A l'heure où l'Union européenne (UE) prépare une série de réunions d'urgence visant à prendre des mesures pour faire face à la crise actuelle des réfugiés et des migrants, M. Guterres a déclaré dans un communiqué de presse que la situation exige « un gigantesque effort commun impossible à réaliser avec l'approche fragmentée actuelle ».

L'Europe est confrontée à un afflux massif de réfugiés, tel qu'elle n'en avait pas connu depuis des décennies, a rappelé le Haut-Commissaire, précisant que plus de 300.000 personnes ont risqué leur vie pour traverser la mer Méditerranée en direction de l'Europe rien qu'en 2015.

« Plus de 2.600 d'entre eux n'ont pas survécu à cette traversée dangereuse, y compris le petit Aylan, âgé de trois ans, dont la photo a bouleversé l'opinion publique mondiale », a déploré M. Guterres, en référence au choc provoqué par la diffusion dans la presse mondiale de la photographie du corps sans vie, échoué sur une plage turque, d'Aylan Kurdi, cet enfant syrien qui fuyait la guerre avec sa famille.

Après leur arrivée sur les côtes et les frontières de l'Europe, les migrants et réfugiés continuent leur voyage, confrontés au chaos et subissant l'indignité, l'exploitation et le danger aux frontières et le long du chemin, a dénoncé le Haut-Commissaire.

« La générosité désintéressée des citoyens privés et des organisations de la société civile en vue d'accueillir et d'aider les nouveaux arrivants est une véritable source d'inspiration », a-t-il cependant souligné. « Sans oublier le leadership politique et moral exemplaire d'un certain nombre de pays ».

Mais dans l'ensemble, l'Europe n'a pas réussi à trouver une réponse commune efficace, et les gens continuent d'en souffrir, a constaté M. Guterres, avant d'énoncer un certain nombre de points fondamentaux à l'attention des pays européens.

« Il s'agit principalement d'une crise de réfugiés, et non pas seulement d'un phénomène de migration », a tout d'abord précisé le Haut-Commissaire. Dans la mesure, a-t-il dit, où la grande majorité de ceux qui arrivent en Grèce proviennent de zones de conflit comme la Syrie, l'Iraq ou l'Afghanistan, ils ont droit à une protection en tant que réfugiés du point de vue du droit international.

La seule façon de résoudre ce problème pour l'Union européenne et tous ses États membres est de mettre en œuvre une stratégie commune, fondée sur la responsabilité, la solidarité et la confiance, a ensuite souligné M. Guterres.

Selon lui, la première mesure collective à mettre en œuvre de toute urgence est de débloquer les ressources nécessaires pour la réception, l'assistance et l'identification des réfugiés, principalement en Grèce, en Hongrie, mais également en Italie.

Les personnes considérés comme pouvant légitimement prétendre à une protection doivent bénéficier immédiatement de programmes de réinstallation massifs, a estimé le Haut-Commissaire, tout en préconisant la création d'au moins 200.000 places supplémentaires dans tous les Etats de l'UE.

Ceux considérés comme ne pouvant pas légitimement prétendre à une protection doivent être le plus vite possible reconduits dans leurs pays d'origine, dans le respect de leurs droits humains, a-t-il ajouté.

« Les pays européens, ainsi que les gouvernements dans d'autres régions du monde, doivent réaliser des changements fondamentaux pour permettre une réinstallation plus importante et élargir les quotas d'admission humanitaire, les visas et les programmes de parrainage, les bourses et les autres façons d'entrer légalement en Europe », a déclaré le M. Guterres.

« L'Europe est confrontée à un moment de vérité », a déclaré M. Guterres. « Le temps est venu de réaffirmer les valeurs sur lesquelles elle s'est construite ».


30 ème session du Conseil des Nations unies pour les droits de l'homme


La situation se détériore en Chine, au Tibet et au Turkestant oriental


Au cours de la 30 ème session du Conseil des Nations Unies pour les droits de l’Homme à Genève, lundi 21 Septembre dernier, le Luxembourg parlant au nom de l’UE et des Etats-Unis, a exprimé sa profonde préoccupation face à la situation des droits humains qui ne cesse de se détériorer en Chine, au Tibet et au Turkestan oriental ( Ch: Xinjiang).

Les critiques sont venues au 4ème point de l’ordre du jour de la session intitulée «Situation des droits humains qui exige l’attention du Conseil des Nations Unies». La Délégation de l’Union Européenne, représentée par M. Jean Marc Hoscheit, a condamné la situation des droits humains en Chine, y compris à l’intérieur du Tibet et du Turkestan oriental.

Il a indiqué que « en Chine les récentes arrestations massives d’avocats des droits de l’homme et des défenseurs des droits humains ont soulevé de sérieuses question concernant l’engagement de cette dernière à renforcer l’état de droit » »La Chine doit libérer toutes les personnes détenues pour avoir cherché à protéger les droits d’autrui et l’exercice de leur liberté d’expression et d’association, y compris Liu Xiaobo, Ilham Tohti, Gao Yu et Pu Zhiqiang, »  a-t-il ajouté.

« La Chine devrait également promouvoir un environnement favorable aux activités de la société civile et prendre en compte les préoccupations profondes sur le projet de loi sur les ONG étrangères et de la loi récemment adoptée sur la Sécurité nationale.

Enfin, l’UE demande à la Chine de traiter les causes profondes des troubles et encourager le dialogue avec et entre les différents groupes ethniques, en particulier au Tibet et au Xinjiang,  » à déclarer la délégation.

Le Représentant permanent des États-Unis M. Keith Harper a prononcé une déclaration en lançant un appel au Conseil déclarant: « La Chine a arrêté près de 300 avocats et militants depuis juillet; nous appelons à la libération immédiate de 27 d’entre eux qui sont encore en détention, ainsi que Ilham Tohti, Shokjang, Zhang Kai, Pu Zhiqiang, Gao Yu et Liu Xiaobo. »

«Le projet sur les ONG étrangères et les lois nationales de Sécurité oppriment de façon démesurée la société civile. Nous demandons instamment à la Chine de cesser ses restrictions sur la religion injustifiées au Tibet et au Xinjiang et d’arrêter les démolitions de l’église et l’abattage des croix dans le Zhejiang, actes qui enfreignent les principes internationaux»,  déclarait le représentant des États-Unis.

D’autres pays, dont l’Allemagne, l’Irlande, les Pays-Bas, la France, le Royaume-Uni et la Suisse, se sont mis d’accord pour exprimer leur préoccupation concernant «les violations des droits de l’homme» en Chine, au Tibet et au Turkestan oriental, en particulier les récents enlèvements et détentions « des avocats des droits de l’homme et des activistes ».

En même temps, au nom de la Société pour les Peuples menacés, cette ONG dotée d’un statut consultatif spécial, M. Dawa Tsultrim du Bureau du Tibet en Suisse, a fait une déclaration et soumis un communiqué.

L’Allemagne, par la voix de M. Frank Jarasch, conseiller et chef des Affaires politiques de la Mission permanente de l’Allemagne auprès de l’ONU, a soulevé des inquiétudes sur la situation des droits de l’homme en Chine et a exhorté la Chine à reconsidérer l’adoption de lois qui restreindraient la liberté d’expression. « Nous exhortons le Gouvernement chinois de libérer immédiatement tous les défenseurs des droits humains détenus. Nous sommes restés particulièrement préoccupés par la situation du journaliste Gao Yu, avocat Pu Zhiqiang et du professeur ouïghour Ilham Tohti, » a déclaré M. Jarasch.

« Nous exhortons également le Gouvernement à reconsidérer le projet de loi sur les ONG étrangères. Cette loi, en conjonction avec le projet de loi récent sur la Sécurité nationale et la lutte contre le terrorisme, limite potentiellement l’indépendance de la société civile et la liberté d’expression », a-t-il ajouté.

La Suisse a également exprimé ses préoccupations : «La Suisse est resté très préoccupée par les réactions des autorités chinoises contre plus de 200 avocats et leurs familles en Chine. Nous appelons les autorités chinoises à garantir leurs droits fondamentaux, notamment le droit d’accès à un avocat », a déclaré Mme Barbara Fontana.

Human Rights Watch a déclaré que le Conseil avait démontré l’inefficacité de la protection des droits de l’homme partout dans le monde. « La Chine, l’Azerbaïdjan et le Tadjikistan ont également requis une plus grande attention de la part du Conseil. »

La Fédération Internationale de la Ligue des droits de l’Homme a appelé tous les États à exhorter la Chine de cesser la persécution des défenseurs des droits humains et de libérer immédiatement les personnes arbitrairement détenues.

« Le Gouvernement chinois a entrepris un grand nettoyage systématique pour harceler, détenir, et réduire au silence les défenseurs et avocats des droits humains, leurs partisans, leurs collègues et même leurs familles », a déclaré M. Nicolas Agostini, ajoutant: «Le Conseil devrait se prononcer fortement contre cette marche arrière flagrante des droits humains d’un État membre « .

En réponse, la Chine a déclaré que «les questions des droits de l’Homme ne doivent pas être utilisées afin de s’ingérer dans les affaires intérieures des autres pays. », réponse unique et traditionnelle que tient la Chine depuis 50 ans. La Chine a également refusé les accusations faites au cours de cette session, y compris sur sa politique ethnique.

Sources : France Tibet www.tibet.fr


Chine / politique de répression envers les avocats

 

Le bulletin de la ligue française des droits de l'homme (juin 2015) évoque trois cas d'agression contre des avocats. La politique de répression a depuis pris de l'ampleur...

Cette édition  révèle qu'au mois de juin dernier, des avocats et des juristes ont publié à Hong Kong un rapport précis et fort documenté à l'attention des Nations unies et de son comité contre la torture.

Le rapport donne une liste non exhaustive d'avocats torturés au cours des dix dernières années. Y figurent : Gao Zhisheng, Wang Shengsheng, Jiang Tianyong, Liu Tiantian, Tan Jingling, Ten Biao, Li Heping, Tan Jitian, Ahang Jujie, Wan Cheng, Wang Quanzhang, Jin Guanhong, Pu Zhiqiang, Li Fangping, Zhang Keke, Yu Wensheng, Cai Ying, Wang Yonghang, Li Chunfu, Liu Xiaoyuan, Ni Yolan, Zhang Kai, Jian Yunmin.

Quelques-uns seulement ont pu quitter la Chine.

Faut-il rappeler qu'en 1988, la Chine a ratifié la Convention des nations contre la torture de 1984 ?

En novembre 2015, le Comité ad hoc des Nations unies va examiner de nouveau si la Chine a respecté ses engagements en ce domaine. Celle-ci est représentée parmi les dix experts «indépendants» qui composent le Comité.

 

Ce dernier ne dira évidemment rien qui puisse gêner l'un de ses membres.

 


10 octobre 2015 


Journée mondiale contre la peine de mort


Cette année encore nous célébrerons, le 10 octobre, la Journée mondiale contre la peine de mort pour rappeler à tous l’horreur de ce châtiment qui tue et dire le courage de ceux qui se battent au quotidien pour une justice respectueuse des droits de l’homme.

En partenariat avec le ministère des Affaires étrangères et du Développement international, du Conseil national des Barreaux, de la Conférence internationale des Barreaux et de l’Organisation internationale de la Francophonie, Ensemble contre la peine de mort (ECPM) met à l’honneur les avocats qui, à travers le monde, défendent des condamnés à mort et s’engagent pour une justice plus humaine. Pour cela, un concours de plaidoiries francophones contre la peine de mort a été organisé l’été dernier. Onze finalistes de nationalités variées sont invités à participer à la finale internationale qui va se tenir le jeudi 8 octobre de 9h à 13h au Conseil national des Barreaux (22 rue de Londres 75 009 Paris).  Le programme continue le 9 octobre avec plusieurs propositions de débats et rencontres.

L’ensemble des finalistes et des participants sera formé aux techniques de défense des condamnés à mort lors d’un atelier de présentation du Guide de bonnes  pratiques à l’usage des avocats par Anne Souleiliac, représentante du Barreau de Paris à la Coalition mondiale contre la peine de mort. Les jeunes avocats auront l’occasion de se familiariser avec la diversité des actions visant à abolir la peine de mort au sein de la Francophonie le vendredi 9 octobre.

La cérémonie officielle de remise des prix (ouverte au public sur inscription) se tiendra au Quai d’Orsay le vendredi 9 octobre de 9h à 11h en présence de Matthias Fekl, secrétaire d’Etat chargé du Commerce extérieur, de la promotion du Tourisme et des Français à l’étranger, et de Robert Badinter, ancien garde des Sceaux. Les organisateurs proposent au public  d’échanger avec Maître Richard Sédillot et Maître Henri Leclerc, avocats très engagés pour l’abolition universelle de la peine de mort et Sandrine Ageorges-Skinner, administratrice d’ECPM et épouse de Hank Skinner (condamné à mort au Texas) sur le rôle primordial des avocats pour la défense des condamnés à mort.

Marianne Rossi, responsable projet "Eduquer à l'abolition" à ECPM

 


Baromètre de la presse 2015


41         journalistes tués

 9           citoyens-journalistes tués

144       journalistes emprisonnés

                                        177       net-citoyens emprisonnés


Brésil : Union planétaire

 

Dans le cadre de l'association Union planétaire, un centre d'aide aux personnes âges a été créé. Intitulé "Droit des anciens" ce centre vient en aide aux personnes âgées sur le plan juridique, social et humain.

 

 

http://www.recim.org/asso/planedunio-fr.htm


 

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Le droit de quitter un  pays y compris le sien

 

 

Le point de départ, en ce qui concerne le droit de quitter un pays, est le paragraphe 2 de l’article 13 de la Déclaration universelle des droits de l’homme : «Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays. »

 

Conformément aux pratiques de l’ONU en matière de droits de l’homme, cette disposition de la Déclaration est reprise sous une forme spécifique au paragraphe 2 de l’article 12 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques : 

 

 «Toute personne est libre de quitter n’importe quel pays, y compris le sien. »

 

En 1999, le Comité des droits de l’homme de l’ONU, dans son Observation générale n°273 , a donné des indications sur le sens de l’article 12, paragraphe 2, du Pacte, en commençant par préciser que ce droit ne peut être subordonné à un but particulier ni à la durée que l’individu décide de passer en dehors du pays (paragraphe 8).

 

Le Comité des droits de l’homme de l’ONU reconnaît que, pour que le droit de quitter son pays soit effectif, l’Etat doit délivrer à l’intéressé des documents de voyage, en particulier un passeport: «Etant donné que, pour voyager à l’étranger, il faut habituellement des documents valables, en particulier un passeport, le droit de quitter un pays comporte nécessairement celui d’obtenir les documents nécessaires pour voyager.

 

La délivrance des passeports incombe normalement à l’Etat dont l’individu est ressortissant. Le refus d’un Etat de délivrer un passeport à un national qui réside à l’étranger ou d’en prolonger la validité peut priver l’individu de son droit de quitter le pays de résidence et d’aller ailleurs » (paragraphe 9).

 

Le droit de quitter son pays inscrit à l’article 12, paragraphe 2, du Pacte impose aux Etats une obligation positive, qui est de délivrer des documents, et une obligation passive, qui consiste à s’abstenir d’entraver le départ d’une personne qui veut quitter le pays. Le paragraphe 3 de l’article 12 du Pacte autorise les Etats à soumettre le droit de partir à des restrictions – mais celles-ci doivent être prévues par la loi – nécessaires pour protéger la sécurité nationale, l’ordre public, la santé ou la moralité publiques ou les droits et libertés d’autrui, et compatibles avec les autres droits reconnus par le Pacte. Toutes les restrictions au droit de partir doivent être interprétées de manière étroite. Dans l’Observation générale n°27, le Comité des droits de l’homme précise que les restrictions ne doivent pas porter atteinte à l’essence même du droit et que le rapport entre la règle et l’exception ne doit pas être inversé. Les restrictions doivent reposer sur des critères précis et ne peuvent pas conférer des pouvoirs illimités aux personnes chargées de veiller à leur application (paragraphe 13). Lorsque les restrictions servent un but autorisé, elles doivent aussi être nécessaires pour protéger ce but (paragraphe 14). En outre, le principe de la proportionnalité doit être respecté non seulement dans la loi, mais aussi dans les pratiques administratives (paragraphe 15). Enfin, toujours dans l’Observation générale n° 27, le Comité des droits de l’homme indique ce qui suit: «L’imposition des restrictions autorisées en vertu du paragraphe 3 de l’article 12 doit être compatible avec le respect des autres droits garantis dans le Pacte et avec les principes fondamentaux de l’égalité et de la non-discrimination.

 

Ainsi, il y aurait clairement violation du Pacte si les droits consacrés aux paragraphes 1 et 2 de l’article 12 étaient restreints en raison de distinctions quelconques, fondées par exemple sur la race, la couleur, le sexe, la langue, la religion, l’opinion politique ou autre, l’origine nationale ou sociale, la naissance ou toute autre situation. » (paragraphe 18). La discrimination motivée par des considérations liées à l’origine ethnique est interdite car elle constitue une distinction fondée sur une « autre situation». Cet aspect revêt une importance particulière dans le cadre du présent document thématique. Le Comité des droits de l’homme de l’ONU, siégeant en sa qualité d’organe de règlement des conflits, conformément au Protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques, a examiné les paragraphes 2 et 3 de l’article 12 à maintes occasions4 . Le Comité a confirmé de manière constante la position exprimée dans l’Observation générale n°27, selon laquelle le refus de délivrer des passeports constitue un manquement à l’article 12, paragraphe 2, et tout Etat qui oppose un tel refus doit donc le justifier au titre de l’article 12, paragraphe 3, du Pacte 5 .

 

En ce qui concerne ces justifications, le Comité a estimé que le refus de délivrer un passeport à une personne qui n’a pas encore accompli son service militaire n’est pas nécessairement incompatible avec le paragraphe 2 de l’article 126 . Le droit de quitter un pays se retrouve aussi dans d’autres traités relatifs aux droits de l’homme de l’ONU.

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Commissaire aux droits de l'Homme.

Document thématique : "le droit de quitter un pays"

 

lien :  https://wcd.coe.int/com.instranet.InstraServlet?command=com.instranet.CmdBlobGet&InstranetImage=2391028&SecMod